Dimanche 14 Juillet, fête nationale et quart d’heure de fête pour Spotify !

Thom Yorke, leader de Radiohead et plus récemment du groupe Atoms for Peace tire la sonnette d’alarme via son compte twitter.

Make no mistake new artists you discover on #Spotify will no get paid. meanwhile shareholders will shortly being rolling in it. Simples.

— Thom Yorke (@thomyorke) July 14, 2013

La décision est ferme et sans retour, il retire immédiatement son album solo, Eraser, paru en 2006 et son dernier album Amok avec Atoms for Peace.

Il ouvre ici un débat jamais posé auparavant : quel est le pourcentage de recettes versé aux artistes via les plateformes de streaming musical ?

Quand une rock star comme Thom Yorke l’ouvre, généralement on l’écoute.

Le bonhomme est une véritable icône et est considéré comme un génie musical. Il est notamment à l’origine avec Radiohead de la mise en disposition du tout premier l’album  en téléchargement gratuit sur leur site internet avec la possibilité de faire un don.

Son tweet a était repris plus de 5000 fois en quelques heures et la réaction du principal intéressé n’a pas tardée à se faire entendre.

Un porte parole de la plateforme musicale s’exprime via son compte Facebook.

«Nous sommes à 100% engagés dans le projet de faire de Spotify le meilleur service musical possible pour les artistes, nous sommes constamment en dialogue avec eux et leurs managers afin de voir comment Spotify peut les aider à construire leur carrière.»

De belles promesses qui nous en disent peu et qui surtout n’exposent pas les chiffres et recettes reversés aux artistes par Spotify.

Spotify exploite t-il les artistes ?

La rémunération des artistes par Spotify reste très vague.

Thom Yorke dénonce une rémunération à deux vitesses qui favoriserait les gros artistes au détriment des petits labels.

Alors que penser de Spotify ?

Il faut reconnaître que la plateforme peut être intéressant pour les jeunes artistes en quête de notoriété. Elle leurs permet d’être diffusés avec une forte audience et réduit les risques de piratage. Une audience qui leur permettrait donc d’attirer plus de monde à leur concert.

C’est donc dans avec ce gain de notoriété que les artistes puiseraient leurs revenus.

Pour information en 1982, les artistes touchaient 26% des revenus issus des concerts. En 2003, cette part s’élevait à 56%.

Pour terminer, demandons à Spotify et aux autres plateformes de streaming musical d’éclaircir leur modèle de rémunération avec les artistes.

Apparemment celle-ci reverserait un pourcentage de ses revenus en fonction du nombre d’écoute d’un artiste sur le site. Mais on peut également soupçonner des accords et des contrats secrets passés avec les maisons de disques.

Au jour d’aujourd’hui les plateformes de streaming musical restent le meilleur moyen pour soutenir les artistes.

Un bon remède contre le téléchargement illégal et qui reste beaucoup moins cher que le téléchargement légal.

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